CD-R, CD-RW, DVD±R, DVD-RW, DVD-R-DL, CLÉS USB, CARTES MÉMOIRE

Ces supports vierges servent aussi bien à :

  • la duplication en nombre d'un original
  • la création d'un original
  • la matérialisation de données acquises par un dispositif d'enregistrement sonore optique ou vidéo
  • qu'à la simple sauvegarde externe de données situées sur un disque dur.

Cette palette d'applications entraîne le choix du support vierge approprié pour telle ou telle application, avec conservation permanente des données ou aptitude à l'effacement et au réenregistrement. Il y a encore 20 ans, les 2 types de supports vierges de données analogiques les plus courants étaient :

Les 2 produits étaient réenregistrables, sauf si on cassait la languette de contrôle et ainsi interdisait le réenregistrement. Pour l'enregistrement de données numériques, les DAT étaient le support par excellence. L'inconvénient de ces 3 produits du fait de leur conception en bandes était qu'il n'était pas possible de pointer directement sur une partie déterminée de l'enregistrement, et qu'on devait donc faire défiler au préalable la bande avant d'atteindre la plage souhaitée.

Les supports vierges de données numériques se subdivisent comme suit :

Remarques générales pour tous les supports vierges

Emballage des CD & DVD vierges


Les CD et DVD vierges sont généralement livrés dans des cloches transparentes en plastique pour leur protection. Ces cloches sont disponibles pour 10 unités, 25 unités, 50 unités et 100 unités (voir notre onglet "Accessoires"). Les CD-Cartes et les Business Cards sont généralement livrés en rouleaux de 50 ou 100 unités mises sous film rétractable.

Les CD vierges "grand public" sont souvent emballés à l'unité dans des boîtiers cristal avec jaquette et livret vierges.

Qualité :

Tous les supports de données vierges ne sont pas égaux, et de loin s'en faut, au point de vue qualité et fiabilité. L'origine réelle des produits offerts n'est pas souvent discernable sur l'emballage, car elle est souvent douteuse. Le "grade", c'est-à-dire l'indice de qualité indiqué par le fournisseur est sujet à caution.

Officiellement, les catégories sont les suivantes :

Grade A :          1 disque mauvais sur 10.000
Grade B :          1% de disques mauvais sur la quantité livrée
Grade C :        10% de disques mauvais sur la quantité livrée

Le prix est fortement influencé par le grade déclaré par le fournisseur. Nous n'avons encore jamais vu de produits déclarés Grade C, bien que certains lots aient atteint 20% de disques mauvais après gravure.

Curieusement, les duplicateurs professionnels paient leurs disques vierges beaucoup plus cher que les particuliers qui les achètent sur Internet. La raison est pourtant simple : le professionnel devra supporter des coûts importants s'il doit refaire la production du fait de supports vierges achetés bon marché, coûts beaucoup plus élevés que les économies qu'il espérait réaliser en achetant ses disques à un prix sensationnel.

En ce qui concerne la durabilité de la gravure, il est à noter qu'elle s'est améliorée dans les dernières années. La plupart des supports vierges livrés et gravés entre 1998 et 2004 devenaient illisibles 5 ans après, le dye s'étant dégradé sous l'effet de la chaleur, de l'impact des ultra-violets et du manque de rigueur pendant le stockage. Ainsi, la zone d'allocation des fichiers n'étant plus lisible correctement, la tête de lecture n'arrivait plus à reconnaître le type de disque ni à y retrouver les fichiers, malgré l'assistance du logiciel de compensation des erreurs. Il ne faut pas oublier de prendre en compte le fait que la réflectivité de la couche métallique des CD-R est beaucoup plus faible que celle que l'on trouve chez les disques préenregistrés pressés. C'est pourquoi les CD-R n'ont pas été facilement lus sur les lecteurs au départ, et que ce n'est qu'en 1997, avec l'amélioration des nouveaux lecteurs offerts sur le marché, que le problème a pu être résolu.

Les meilleurs CD-R gravés actuels ont une durée de vie estimée entre 10 et 15 ans, alors que les disques pressés préenregistrés, qui ne comportent pas de dye, mais des cuvettes et des plats physiques pour la restitution des données numériques à la lecture laser, ne peuvent se dégrader chimiquement. Seule une destruction de la couche métallisée par rayures ou coupures peut rendre le disque illisible, si bien qu'on estime la durée de vie d'un disque pressé et soigneusement stocké à plus de 100 ans.